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8 erreurs de développement des AGV à éviter

Rédigé par Matt Wade | 12 janv. 2021 08:00:00

Le développement de véhicules à guidage automatique (AGV) est une tâche complexe. Alors qu’un robot mobile, robuste et facile à utiliser peut propulser votre entreprise de véhicules pour les années à venir, produire une telle vache à lait est un processus semé d’embûches potentielles.

Alors, comment votre entreprise peut-elle éviter ces erreurs? Comment pouvez-vous optimiser votre temps et votre investissement pour bien faire les choses du premier coup? Chez BlueBotics, nous aidons les fabricants à développer des AGV et des AMR depuis plus de vingt ans. C’est pourquoi nous avons consulté notre équipe d’experts afin d’identifier les erreurs les plus courantes dans le développement d’AGV/AMR – et comment les éviter.


Erreur 1 : ne pas connaître votre champ d’application

Chaque industrie a ses propres besoins spécifiques. Un AGV destiné au secteur automobile devra probablement remplir des fonctions différentes d’un produit d’entreposage pur ou d’un robot logistique hospitalier.

Par exemple, une grande partie du développement d’AGV commence par l’objectif d’avoir une précision de positionnement inférieure au centimètre, mais dans de nombreux cas – comme l’entreposage – une précision d’un centimètre est généralement plus que suffisante. En bref, un véhicule générique conçu pour convenir à autant d’applications que possible peut finir par ne convenir à aucune d’entre elles. Cela a également de bonnes chances de littéralement exploser votre budget de développement.

Solution : définir le succès (mais être prêt à changer d’opinion)

Avant de parler avec un partenaire d’automatisation et de commencer le prototypage, définissez ce que vous voulez que le produit final fasse – ce que vous voulez qu’il réalise – et déterminez s’il doit ou non le faire.

Exécutez votre plan de véhicule au-delà de vos fournisseurs (not sure) et, si possible, des clients potentiels de votre secteur cible, pour voir quelles fonctionnalités doivent être ajoutées (ou éliminées). Nous voyons parfois des entreprises sauter cette étape et avancer avec des idées différentes (souvent plus compliquées) sur les fonctionnalités requises d’un véhicule que des experts qui connaissent le secteur cible parfaitement. Le résultat est presque toujours un produit infructueux.

Erreur 2 : ne pas embaucher les bonnes (ou le bon nombre de) personnes

Démarrer un projet de développement AGV sans l’expertise interne appropriée peut entraîner des problèmes et des dépenses imprévues. Le roboticien de votre équipe, par exemple, sera idéalement un expert en mécatronique – compétent en génie mécanique, électronique et informatique – pour s’assurer qu’il sait comment votre véhicule fonctionne de bout en bout.

Ne pas avoir le bon niveau de connaissances détaillées en interne peut entraîner des erreurs coûteuses (comme l’installation d’un composant destiné aux véhicules manuels, qui ne fonctionnera tout simplement pas dans un AGV), de longs retards (lorsque votre ingénieur en mécanique se démène pour apprendre la programmation informatique) et des appels de support frustrants avec les fournisseurs à l’avenir (car si votre équipe ne comprend pas comment votre véhicule fonctionne, comment peuvent-ils le réparer en cas de panne?).

Quel serait le coût potentiel de cet exode de compétences pour votre entreprise? Comment cela se compare-t-il par rapport à l’agrandissement léger d’une équipe ?

Il y a aussi le «facteur bus» à affronter. C’est-à-dire le risque pour votre entreprise que l’un de vos employés disparaisse d’un projet parce qu’il a été heurté par un bus. Ou peut-être qu’ils quittent l’entreprise, prennent leur retraite ou gagnent à la loterie. Le résultat est le même: si vous n’avez qu’un seul point de connaissance pour votre projet AGV, ce projet risque de s’arrêter si ce membre de l’équipe part.

Quel serait le coût potentiel de cette fuite de cerveaux pour votre entreprise? Comment cela se compare-t-il à la constitution d’une équipe légèrement plus grande ? La redondance n’est pas seulement utile pour les composants et les systèmes.

Enfin, il convient également de mentionner le besoin de personnel technique après-vente qui peut se rendre sur les sites des clients pour mettre en service vos AGV. Vous serez peut-être surpris de voir combien de développeurs AGV oublient de considérer cela. Le personnel que vous enverrez pour faire bouger les AGV de vos clients sera-t-il le même qui les a développé? S’il l’est, cela ralentira bien sûr tout nouveau travail de développement. Ou allez-vous créer une équipe distincte pour gérer ces installations génératrices de revenus?

Solution : construisez une équipe de rêve

Essayez de recruter une équipe avec des rôles qui se chevauchent, pas seulement une seule personne. Il est vrai que l’embauche d’un deuxième ingénieur électricien peut être difficile à vendre pour le PDG, mais il y a presque certainement des personnes aux compétences complémentaires dans l’ensemble de l’entreprise qui seraient ravies de passer quelques heures par semaine sur un «projet de robot». Laissez les prendre part (pour créer de la documentation si il n’y a rien d’autre).

Pour éviter le problème de bus, demandez à l’équipe de développement d’aujourd’hui de créer une excellente documentation au fur et à mesure. De cette façon, le personnel nouveau ou remplaçant a plus de chances de réussir à l’avenir. Si votre personnel ne sont pas des rédacteurs techniques et montre peu d’intérêt pour devenir ceux-ci, une série de vidéos enregistrées à l’écran peut très bien faire le travail.

Erreur 3 : se concentrer sur les faux coûts

Comme toute R&D, le développement d’AGV peut être coûteux. Mais ce que nous avons appris en travaillant avec des constructeurs automobiles du monde entier, c’est que faire des économies sur le matériel au début conduit souvent à une augmentation des coûts à long terme.

Dans un projet AGV typique, le matériel représentera presque tout le temps du projet et moins de la moitié du coût. Il est donc logique d’investir ici.

Pour créer un véhicule précis, vous avez besoin de mesures précises.

Pour créer un véhicule précis, vous avez besoin de mesures précises. Le matériel doit donc être robuste et de haute qualité – en particulier des composants qui mesurent des variables telles que l’angle de braquage, la vitesse et la traction. Une économie de seulement 50 $ ici peut compromettre les performances d’un véhicule entier de 100 000 $, sans parler de causer des problèmes lors de l’installation et de l’entretien de l’AGV.

Solution : choisissez le haut de gamme

Lors de la conception et du prototypage de votre véhicule, pensez à long terme et optez pour des composants haut de gamme par défaut. Ensuite, si vous le souhaitez, une fois que votre nouvel AGV fonctionne parfaitement, évaluez la différence de prix entre les choix de matériel haut de gamme et standard et décidez des alternatives à tester. Vous pouvez trouver de la place pour des économies importantes – ou alors la différence peut être bien moindre que vous ne le pensez.

Erreur 4 : automatiser le mauvais véhicule

La technologie de navigation ANT de BlueBotics est flexible, précise et son intégration à l’intérieur de votre véhicule est prise en charge par notre équipe d’experts d’ingénieurs en robotique. Donc, avec une technologie comme celle-là, n’importe quel véhicule peut être automatisé, n’est-ce pas?

En théorie, oui. Mais dans la pratique, le temps et la douleur impliqués dans l’automatisation de certains véhicules manuels seraient mieux consacrés à l’automatisation d’un autre modèle ou à la construction d’un produit automatisé à partir de zéro.

Par exemple, l’automatisation d’un véhicule avec une direction entièrement mécanique signifie qu’un moteur et un encodeur devront être installés le long de la colonne de direction – ce qui ajoute de la difficulté, des dépenses et un point de défaillance potentiel. Les véhicules peuvent également avoir des accélérateurs et des freins mécaniques, qui devront être électrifiés avant de pouvoir être automatisés. Et les véhicules à conduite manuelle ont tendance à être dotés de fonctions de sécurité intégrées conçues pour éviter les erreurs humaines. Celles-ci devront être adaptées pour donner à une version automatisée la réactivité dont elle a besoin.

Solution : faites votre recherche

Discutez attentivement de ce sujet avec votre fournisseur d’automatisation préféré avant de commencer. Ou, si vous prévoyez d’automatiser un véhicule tiers (tel qu’un chariot élévateur manuel existant), parlez-en directement à ce producteur. Un seul appel téléphonique à ce stade pourrait vous aider à éviter un monde de problèmes de développement.

Erreur 5 : sous-estimer le pilotage de flotte

Développer un véhicule capable de se déplacer de manière autonome et de transporter efficacement des charges est une chose. Mais gérer ses missions ainsi que ses interactions avec d’autres véhicules et systèmes en est une autre.

En matière de gestion de flotte, une approche courante chez les fabricants de véhicules consiste à recruter un ou deux développeurs logiciels pour gérer cette fonction en interne. Dans le cas de petits projets clients, par exemple avec un ou deux AGV, cela revient souvent à simplement écrire quelques scripts.

Mais que se passe-t-il lorsqu’un client arrive avec un projet d’installation plus vaste et plus complexe ? Ou lorsqu’un client existant souhaite étendre ses opérations ? Chez BlueBotics, nous constatons que les entreprises sous-estiment souvent — et fortement — les efforts de développement nécessaires pour mettre en place un véritable système de supervision de flotte fonctionnel.

Bien que, chez BlueBotics, nos clients adoptent de plus en plus notre gestionnaire de flotte ANT server dès le départ, nous observons encore que certaines entreprises repoussent cette décision jusqu’au dernier moment — lorsque leur solution interne a montré ses limites, que la pression est élevée et que le client est déjà frustré.

La vidéo ci-dessous donne un aperçu des fonctionnalités de notre gestionnaire de flotte ANT server. Avez-vous pris en compte l’ensemble de ces fonctions ? Les clients d’aujourd’hui s’attendent à ce que toutes soient couvertes.


Solution : Évaluez les capacités de gestion de flotte d’un fournisseur avec autant d’attention que ses technologies de localisation et de navigation

Opter pour un partenaire en automatisation de véhicules dont la pile technologique couvre à la fois la navigation et la gestion de flotte présente des avantages évidents en termes de compatibilité et d’efficacité.

Vous devez vous assurer que le gestionnaire de flotte d’un fournisseur intègre toutes les fonctionnalités attendues par les clients aujourd’hui (comme, par exemple, la gestion du trafic sans blocage). Il est également essentiel d’avoir confiance dans le fait que son logiciel est éprouvé dans l’industrie, avec des déploiements réussis sur de nombreux sites clients.

Vous devez également exiger que le gestionnaire de flotte retenu offre un niveau élevé d’interopérabilité des véhicules, permettant d’intégrer facilement, si nécessaire, des véhicules automatisés d’autres marques dans une flotte en expansion.

Pourquoi ? Parce que votre entreprise ne pourra probablement pas proposer tous les formats de véhicules dont un client potentiel pourrait avoir besoin. En revanche, si vous êtes en mesure d’intégrer et de mettre en service des véhicules provenant d’autres partenaires AGV/AMR, vous pourrez fidéliser vos clients plus facilement — plutôt que de les voir se tourner directement vers des fabricants concurrents pour répondre à leurs besoins.

Erreur 6 : sous-estimer l’importance du contact au sol

Sans une localisation précise et reproductible (précision de positionnement), un AGV ou un AMR ne peut pas naviguer efficacement. La capacité à calculer correctement sa position est fondamentale pour les performances du système.

Une cause fréquente des problèmes de localisation est l’« hyperstatisme », qui correspond à un contact insuffisamment constant entre le véhicule et le sol.

L’hyperstatisme peut entraîner plusieurs problèmes majeurs :

  • Le premier est le glissement du véhicule, qui a logiquement un impact négatif sur la localisation.

  • Le second concerne le contrôle, qui devient difficile si toutes les roues ne restent pas en contact permanent avec le sol.

  • Le troisième, lié aux deux points précédents, concerne la sécurité du véhicule lui-même.

Solution : L’hyperstatisme peut être résolu en ajustant la suspension du véhicule ou en modifiant le type de roues utilisées.

L’équipe BlueBotics aborde spécifiquement l’hyperstatisme lors de ses réunions de lancement avec les nouveaux fabricants d’AGV et d’AMR. Ce sujet est ensuite revisité lors de la phase de pré‑intégration de notre collaboration. C’est dire son importance.

Plus généralement, il est essentiel de garder à l’esprit que logiciel et matériel — localisation et véhicule — ne peuvent pas être considérés indépendamment. Ils doivent être pensés ensemble. Accordez une attention particulière à cet aspect tout au long de la conception et du développement de votre véhicule ; travailler avec un partenaire expérimenté en automatisation de véhicules peut vous aider à éviter des erreurs coûteuses.

Erreur 7 : s’appuyer trop tôt sur des intégrateurs tiers

Les fabricants d’AGV/AMR les plus performants sont ceux dont les équipes possèdent une connaissance approfondie des produits et de la mise en service (commissioning). Ils connaissent leurs véhicules dans les moindres détails, maîtrisent parfaitement leurs composants et systèmes, et sont expérimentés dans la planification et le déploiement des installations.

D’après notre expérience chez BlueBotics — acquise au fil de plus de deux décennies de collaboration avec des constructeurs de véhicules — rien ne peut remplacer ce savoir-faire interne.

Solution : Installez vous-même vos premiers véhicules.

Cela ne signifie pas que votre équipe devra toujours assurer elle-même l’installation de vos systèmes. Faire appel à des intégrateurs système, tels que des spécialistes de l’automatisation d’entrepôts ou d’usines, peut être un levier efficace pour développer votre activité. Toutefois, d’après notre expérience, s’appuyer sur des partenaires d’intégration tiers pour la mise en service de vos tout premiers projets AGV est une erreur. Il est préférable de mobiliser votre propre équipe afin qu’elle acquière elle-même cette expertise.

La présence de votre équipe sur le terrain à ce stade est essentielle, car, comme dans tout projet d’ingénierie, l’installation de véhicules automatisés soulève de nombreuses questions, nécessite de prendre des décisions et implique de relever divers défis. À l’avenir, les intégrateurs avec lesquels vous travaillerez se tourneront vers vous pour obtenir des réponses sur ces sujets. Sans une connaissance approfondie, issue d’une expérience industrielle concrète, vos équipes seront limitées dans le support qu’elles pourront apporter. Elles pourraient même formuler des recommandations inadaptées — avec pour conséquence des pertes de temps et d’argent pour votre client, ainsi qu’un impact négatif sur votre réputation et celle de vos partenaires.

En l’absence de ce savoir-faire, vos équipes devront s’appuyer sur vos partenaires technologiques — comme BlueBotics — pour transmettre ces connaissances aux intégrateurs (via des tickets de support, des formations complémentaires, ou les deux). Cela peut non seulement compliquer les relations avec vos partenaires intégrateurs (et potentiellement avec les clients finaux), mais aussi engendrer des coûts supplémentaires si ces prestations dépassent le cadre de votre contrat de support. Cette dépendance peut également affaiblir la crédibilité technique de votre équipe auprès des intégrateurs, sans compter que l’apprentissage applicatif et technologique bénéficiera alors davantage aux équipes de vos partenaires qu’aux vôtres.

Erreur 8 : sous‑estimer les ventes et le marketing

Le développement d’AGV est un investissement financier important. Vous obtiendrez le meilleur retour sur investissement en veillant à ce que le plus grand nombre de personnes possible en entendent parler.

Une bonne idée est d’élargir votre équipe de développement au-delà de la R&D. Invitez le personnel de vente à vos réunions de développement afin qu’il puisse saisir les questions et les commentaires des clients. Laissez votre responsable marketing prendre des photos et des vidéos de vos tests. Offrez aux clients bêta une réduction en échange de l’autorisation de documenter leurs installations.

Si personne ne connaît votre nouvel AGV, comment peut-on l’acheter?

Pas de vente ou de marketing en interne? Vous pouvez engager une agence ou voir si vos fournisseurs ou clients vous aideront. Demandez à vos fournisseurs de mettre en valeur votre véhicule sur leur site Web (voici une page remplie d’exemples) et d’en parler à leur équipe de vente – il contient des composants qu’ils ont fabriqués après tout!

Après le lancement, demandez à des clients satisfaits d’expliquer comment l’utilisation de vos AGV a rendu leur entreprise plus efficace. Raconter de telles réussites est du gagnant-gagnant, car elles témoignent non seulement de l’excellence de votre technologie, mais également de la sagesse de vos clients face à l’avenir et à l’adoption de nouvelles technologies.

Solution : faire du marketing une priorité

L’essentiel à savoir est que votre développement AGV ne réussira pas si vous ne vendez pas le produit fini. Faites de la « vente et du marketing » un élément de campagne, et ne vous lancez pas sans cela.

Commençons

Le développement d’AGV n’est pas facile, mais cela en vaut la peine. Chez BlueBotics, nous avons une grande équipe d’ingénieurs en pleine croissance dédiée à aider les entreprises à réussir leurs projets AGV. Découvrez notre navigation ANT ou contactez-nous pour mettre en place un appel découverte sans engagement.